29.05.2007

François Fillon, Premier ministre

7b45e83157dd331eb3dc561482522385.jpgAge : 53 ans
Origine : Le Mans (Sarthe)
Situation : marié, cinq enfants
Ses atouts : sa fibre sociale, sa discrétion à un poste que le Président souhaite voir diminuer, ses talents de négociateur.
Ses faiblesses : son côté austère, sa carrière politique qui contraste avec l'idée de "rupture" voulue par Nicolas Sarkozy.

L'interview de François Fillon : Alors que François Fillon vient de prendre la tête du gouvernement, retrouvez l'interview vidéo qu'il avait accordée à L'Internaute en avril 2007, juste avant le premier tour de l'élection. Voir l'interview vidéo

Symbole de la "rupture tranquille"

À 53 ans, François Fillon a déjà une carrière politique bien remplie. Il a été l'homme de tous les mandats : plus jeune député de l'Assemblée à 27 ans, maire de Sablé-sur-Sarthe à 29, président du Conseil général de la Sarthe puis du Conseil régional des Pays de la Loire, ministre de la Recherche en 1993, des Technologies de l'information en 1995, des Affaires sociales en 2002, du Travail en 2004 et de l'Éducation nationale dans le gouvernement Raffarin, il était aussi sénateur de la Sarthe depuis 2005 ! Nommé à Matignon le 17 mai, rien ne destinait ce fils d'un notaire du Mans à une carrière au sommet de l'Etat. François Fillon voulait devenir journaliste. C'est finalement au contact de Joël Le Theule, ancien député et ancien ministre dont il a été le conseiller parlementaire, qu'il fera son entrée en politique.


Proche de Philippe Seguin, François Fillon s'inscrit dans la famille des "gaullistes sociaux". Il s'est révélé en 2003 un bon négociateur, lors de la réforme des retraites. Réforme à l'occasion de laquelle il est parvenu à convaincre certains syndicalistes, dont François Chérèque de la CFDT, sd'augmenter le nombre d'annuités de cotisations. C'est probablement cette qualité qui a poussé Nicolas Sarkozy, dont il n'est pourtant pas un "intime", à l'intégrer à son équipe de campagne, il y a deux ans, après son éviction du gouvernement. Amer, François Fillon devient alors l'ennemi du couple Chirac-Villepin et le supporter du candidat de l'UMP. Avant de rejoindre l'équipe de campagne du candidat, il s'exile quelques jours à Londres et s'invite (déjà) dans le Matignon anglais, le 10, Downing Street, pour y observer la façon de travailler de Tony Blair. Sa complémentarité avec Nicolas Sarkozy a été résumée très efficacement par un député reprenant le slogan de la "rupture tranquille" quelques jours avant l'élection : "La rupture, c'est Nicolas ; la tranquillité, c'est François".

Matignon et le Premier ministre

D'après l'article 21 de la Constitution, le Premier ministre "dirige l'action du gouvernement". Il fait respecter les lois (chef de l'Exécutif) et le garant de l'unité des initiatives des différents ministres. Ainsi, il fixe les choix politiques essentiels censés concrétiser les grandes orientations voulues par le président de la République et peut remplacer ce dernier exceptionnellement lors du Conseil des ministres. S'il peut proposer leur révocation au Président, il n'est pas le supérieur des autres ministres et ne peut les forcer à prendre des mesures contraires à leurs prérogatives. François Fillon sera aussi responsable de la Défense nationale, même si celle-ci reste souvent le domaine réservé du Président de la République. Nicolas Sarkozy souhaite d'ailleurs s'impliquer davantage que ses prédécesseurs dans les réformes et veut faire du Président le véritable chef du gouvernement, au détriment du Premier ministre. Un changement considérable dans le fonctionnement de l'Etat que François Fillon devra accepter...

» Secrétaires d'Etat rattachés : Eric Besson et Roger Karoutchi

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La photo officielle du président Sarkozy

80d215dc3525dc9cfff27279dd66408d.jpgRetour aux sources : la photo officielle du nouveau président a été prise dans la bibliothèque de l'Élysée. Comme de Gaulle, Pompidou et Mitterrand. Jacques Chirac avait, lui, préféré le parc de l'Élysée. C'est Philippe Warrin, de l'agence Sipa, qui a immortalisé Sarkozy. Il y a deux ans, le cliché sépia de Sarkozy en président de l'UMP était signé Peter Lindbergh, célèbre photographe de mode.

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En complément

EN IMAGES : La galerie de portraits des présidents de la Ve république 

INTERVIEW : Philippe Warin raconte la séance de la photo officielle 

Petites histoires de la photo présidentielle

Le book de Philippe Warin

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Multirécidivistes : Rachida Dati avance en terrain miné

45980469780bde81e0519f3e32b7f09d.jpgLe garde des Sceaux veut faire sa priorité des peines plancher pour les délinquants les plus durs. Mais le Conseil constitutionnel veille.

« VOLONTARISTE ». Le qualificatif revenait hier dans la bouche des interlocuteurs de Rachida Dati après ses premières consultations. Son calendrier a été fixé en concertation avec Matignon, où elle a été reçue hier matin par le premier ministre. Priorité des priorités : la réforme visant à instaurer des peines plancher pour les multirécidivistes. Elle sera évoquée, dit-elle, « lors de la session extraordinaire de cet été ». Selon le garde des Sceaux, « entre 1995 et 2005, le taux de mise en cause dans les faits de délinquance a augmenté de plus de 55 % pour les mineurs ». Deux textes sont donc en préparation : une loi établissant des peines plancher pour les majeurs ; et des dispositions spécifiques aux mineurs, notamment pour leur retirer l'excuse de minorité lorsqu'ils ont commis des faits graves entre 16 et 18 ans. En matière de peines plancher, la gradation qui pourrait être retenue pour les infractions les plus lourdes serait un quart de la peine encourue à la première récidive, la moitié à la seconde et le maximum de la peine à la troisième. Pour lire la suite ...
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Nicolas Sarkozy s'invite dans la campagne

Le chef de l'Etat participe ce soir au Havre à une réunion publique au cours de laquelle il entend demander aux Français une majorité.

AU HAVRE, aujourd'hui, Nicolas Sarkozy va demander aux Français de lui donner une majorité à l'Assemblée nationale pour con­duire sa politique. Il a choisi de le faire lors d'une réunion publique, plutôt que de s'exprimer à la télévision : « Je n'ai pas envie d'une expression glacée, télévisée, avec un prompteur », confiait-il récemment à quelques journalistes.
« Il ne faut pas d'hypocrisie », a affirmé hier Patrick Devedjian lors d'un point presse de l'UMP. Le secrétaire général délégué de l'UMP répondait à ceux qui critiquent la présence du chef de l'État à un meeting politique : « Il est normal et cohérent que le président de la République souhaite avoir les moyens de mettre en oeuvre son projet. » Il est vrai qu'en douze ans de présidence, Jacques Chirac n'a jamais participé à un meeting pour soutenir son camp - à l'exception de 2002, pour sa réélection. Mais le président Giscard d'Estaing l'avait fait dans la perspective des législatives de 1978, lors d'un discours resté célèbre, à Verdun-sur-le-Doubs.
« Occuper tout l'espace »
Le « meeting », qualifié par l'UMP de « réunion républicaine », n'arborera aucun signe partisan, souligne-t-on néanmoins à l'Élysée. Le premier ministre, François Fillon, ne sera d'ailleurs pas là. « Le président entend s'exprimer seul, il ne s'adresse ni au gouvernement, ni à ses militants, mais aux Français », résume l'un de ses collaborateurs.
Ce soir, le nouveau président devrait redire qu'il entend être « un président qui gouverne ». Dans la Constitution, le verbe « gouverner » définit la mission du premier ministre. Mais Nicolas Sarkozy veut assumer pleinement, devant les Français, « la responsabilité » de son projet. « J'ai un projet, et je veux occuper tout l'espace politique avec ce projet », confiait récemment Nicolas Sarkozy.
Pour sa première réunion publique, le président nouvellement élu sera accueilli par le maire du Havre, Antoine Rufenacht. Ce dernier, qui fut le directeur de campagne de Jacques Chirac en 2002, est ainsi remercié pour son soutien tranquille à Nicolas Sarkozy depuis janvier 2006, date à laquelle il avait accueilli au Havre le ministre de l'Intérieur d'alors. Aujourd'hui, il ne s'étonne pas que les sondages enregistrent la très forte popularité du nouveau président : « Les Français lui sont reconnaissants de faire ce qu'il a dit. Comme prévu, il a formé un gouvernement ramassé, et il a choisi l'ouverture », analyse-t-il.
Le Havre est aussi l'une des rares grandes villes où Nicolas Sarkzoy a fait presque jeu égal avec Ségolène Royal au deuxième tour (49,69 % contre 50,31 %). Dans d'autres grandes municipalités de droite, Ségolène Royal devance largement le président élu. À Caen, elle obtient 55 % des voix, à Bordeaux, 52 %, et à Rouen 53,9 %. « C'est un résultat remarquable. Il faut se souvenir qu'en 1995, Jospin avait recueilli 55 % des voix », note Antoine Rufenacht, à propos du score de Nicolas Sarkozy au Havre. Plus tôt dans la journée, Nicolas Sarkozy visitera une exploitation agricole en compagnie du ministre de l'Agriculture, Christine Lagarde, qui devrait être le seul membre du gouvernement à l'accompagner. Cette Havraise d'origine pourrait former avec Antoine Rufenacht un ticket lors des municipales de 2008.
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Sarkozy, socialement votre

Le président Nicolas Sarkozy a repris ses consultations auprès des partenaires sociaux après les avoir reçus avant même sa prise de fonctions officielle. Désireux de mettre rapidement en mouvement ses projets de réforme, le chef de l'Etat s'est entretenu, en compagnie de François Fillon, de Jean-Louis Borloo et de Xavier Bertrand, avec les délégués syndicaux.

Au pas de charge. La méthode de Nicolas Sarkozy ne change pas d'un iota. En homme pressé d'agir, le président de la République ne s'accorde pas de repos. Vendredi, le chef de l'Etat a repris ses consultations sociales afin de préparer au mieux, et au plus vite, les réformes qu'il entend mettre en mouvement dès la rentrée de septembre autour de quatre grands thèmes : égalité salariale homme-femme, démocratie sociale, conditions de travail et "flexisécurité" (création d'un contrat unique de travail et d'un grand service public de l'emploi, sécurité sociale professionnelle en échange d'un assouplissement des conditions de licenciement). Pour lire la suite ...

 

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ARCHIVES
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25.05.2007

Larijani : "La France de Sarkozy pourrait jouer le rôle d’intermédiaire sincère"

Ali Larijani, le chef du Conseil national de sécurité iranien, numéro 3 du régime, explique que l’Iran ne transigera pas sur l’enrichissement de l’uranium et réclame un dialogue sans préalable avec les pays occidentaux.

LE FIGARO. – Ignorant les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, vous poursuivez votre programme d’enrichissement de l’uranium. Américains et Européens vous soupçonnent de vouloir vous doter de l’arme atomique.  Pour lire la suite....
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23.05.2007

Sarkozy, pose présidentielle

35f94b2e13687cf2193231236f7dd1b5.jpgSelon un rite républicain tenace, le 23e président de la République s'est prêté au jeu de la photo officielle. Sous l'objectif de Philippe Warrin, connu pour ses clichés "people", Nicolas Sarkozy a choisi de poser devant la bibliothèque du Palais de l'Elysée, renouant ainsi avec la tradition. Il innove également en s'affichant aux côtés du drapeau national et de l'étendard européen.

Les plus belles femmes du monde sont passées devant son objectif. Les élèves de la Star Ac' avaient eux aussi l'habitude d'être photographiés par Philippe Warrin, celui qui vient de signer la photo officielle du nouveau président de la République : Nicolas Sarkozy. Après avoir conquis le titre suprême, le nouveau président se devait, comme ses prédécesseurs, de prendre la pose pour une image destinée à tous les bâtiments publics du territoire français. Pour lire la suite ...

 

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21.05.2007

Première semaine de Sarkozy à l'Elysée, début de la campagne des législatives

64ce757ab87f8f0d1f4429871ad4fe2a.jpgPARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy entame sa première semaine complète à l'Elysée sous le signe de l'Europe et de l'environnement, deux dossiers qu'il a affichés prioritaires, alors que débute lundi la campagne officielle pour les élections législatives.

 

Le nouveau président de la République, qui a démarré son quinquennat sur les chapeaux de roues en s'impliquant personnellement dans plusieurs dossiers lourds, avant de passer le week-end au fort de Brégançon (Var), sera de nouveau à la manoeuvre lundi matin. Pour lire la suite ...

 

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19.05.2007

Chirac-Sarkozy : le passage de relais

Chirac-Sarkozy : le passage de relais
Le 16 mai, Nicolas Sarkozy est officiellement devenu le nouveau Président de la République, lors d'une cérémonie très encadrée. Revivez en images ce moment historique, et ceux qui l'ont précédé. Tous les articles | Diaporama

En vidéos : les discours de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy
Les adieux de Chirac L'arrivée de Sarkozy

 

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18.05.2007

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

dcb6b7e535a5ee13d31a5c30d744ce4c.jpgCommuniqué  concernant la composition du gouvernement de M. François FILLON, Premier ministre.

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PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE


Paris, le vendredi 18 mai 2007.

COMMUNIQUE

Conformément à l'article 8 de la Constitution, le Président de la République a nommé, sur la proposition du Premier ministre :

  • M. Alain JUPPE, ministre d'Etat, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables ;
  • M. Jean-Louis BORLOO, ministre de l'économie, des finances et de l'emploi ;
  • Mme Michèle ALLIOT-MARIE, ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales ;
  • M. Bernard KOUCHNER, ministre des affaires étrangères et européennes ;
  • M. Brice HORTEFEUX, ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement ;
  • Mme Rachida DATI, garde des sceaux, ministre de la justice ;
  • M. Xavier BERTRAND, ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité ;
  • M. Xavier DARCOS, ministre de l'éducation nationale ;
  • Mme Valérie PECRESSE, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche ;
  • M. Hervé MORIN, ministre de la défense ;
  • Mme Roselyne BACHELOT-NARQUIN, ministre de la santé, de la jeunesse et des sports ;
  • Mme Christine BOUTIN, ministre du logement et de la ville ;
  • Mme Christine LAGARDE, ministre de l'agriculture et de la pêche ;
  • Mme Christine ALBANEL, ministre de la culture et de la communication, porte-parole du Gouvernement ;
  • M. Eric WOERTH, ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique ;
  • M. Roger KAROUTCHI, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement ;
  • M. Eric BESSON, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé de la prospective et de l'évaluation des politiques publiques ;
  • M. Dominique BUSSEREAU, secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables, chargé des transports  ;
  • M. Jean-Pierre JOUYET, secrétaire d'Etat auprès du ministre des affaires étrangères et européennes, chargé des affaires européennes ;
  • M. Martin HIRSCH, haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté.

 

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