26.06.2007

Arrêt maladie: la 1ère journée plus remboursée?

Opposé à l'instauration d'une franchise sur les soins médicaux qui figurait au programme de Nicolas Sarkozy, le Haut commissaire aux solidarités actives Martin Hirsch a formulé quelques contre-propositions dans une note transmise aux ministères de la Santé et des Comptes publics.

Le texte propose d'abord la non prise en charge par l'assurance maladie ou les complémentaires santé des indemnités journalières versées en cas d'arrêts de travail. Pour l'ancien président d'Emmaüs France ces indemnités journalières seraient la première source d'abus et d'inégalités, plus que le remboursement des consultations et médicaments.

Actuellement, les trois premiers jours ne sont pas indemnisés par la Sécu. Le délai de carence serait ramené à un jour mais celui-ci ne serait pas indemnisé, ni par l'employeur ni par les conventions collectives ou assurances. Les salariés pourraient cependant poser un jour de RTT.

Selon Martin Hirsch, cette lutte contre les arrêts de travail abusifs permettrait de réaliser jusqu'à 180 millions d'euros d'économies.

Une taxe nutritionelle
Hirsch propose en outre l'instauration d'une "taxe nutritionnelle", déjà en vigueur au Canada et dans "18 Etats américains" sur des aliments jugés non satisfaisants sur le plan nutritionnel (boissons sucrées, gazéfiées, snacks salés ou sucrés)". Bénéfice escompté : entre 200 millions d'euros et 1 milliard d'euros.

Un bouclier sanitaire
Enfin, Martin Hirsch propose l'instauration d'un "bouclier sanitaire" qui permettrait que les sommes restant à la charge du patient ne puissent dépasser de 3 à 5% de son revenu brut. Un dispositif semblable est déjà mis en oeuvre depuis 2004 en Allemagne où le reste à charge est plafonné à 2% du revenu.

.

27654be37c6961b74606ad394bdc6f60.jpg

Les commentaires sont fermés.