02.06.2007
Fillon promet une "nouvelle façon de gouverner"
En meeting à Lille hier, le chef du gouvernement a promis d'étendre l'éxonération des heures supllémentaires aux cadres et salariés à temps partiel.
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29.05.2007
François Fillon, Premier ministre
Age : 53 ans
Origine : Le Mans (Sarthe)
Situation : marié, cinq enfants
Ses atouts : sa fibre sociale, sa discrétion à un poste que le Président souhaite voir diminuer, ses talents de négociateur.
Ses faiblesses : son côté austère, sa carrière politique qui contraste avec l'idée de "rupture" voulue par Nicolas Sarkozy.
L'interview de François Fillon : Alors que François Fillon vient de prendre la tête du gouvernement, retrouvez l'interview vidéo qu'il avait accordée à L'Internaute en avril 2007, juste avant le premier tour de l'élection. Voir l'interview vidéo
Symbole de la "rupture tranquille"
À 53 ans, François Fillon a déjà une carrière politique bien remplie. Il a été l'homme de tous les mandats : plus jeune député de l'Assemblée à 27 ans, maire de Sablé-sur-Sarthe à 29, président du Conseil général de la Sarthe puis du Conseil régional des Pays de la Loire, ministre de la Recherche en 1993, des Technologies de l'information en 1995, des Affaires sociales en 2002, du Travail en 2004 et de l'Éducation nationale dans le gouvernement Raffarin, il était aussi sénateur de la Sarthe depuis 2005 ! Nommé à Matignon le 17 mai, rien ne destinait ce fils d'un notaire du Mans à une carrière au sommet de l'Etat. François Fillon voulait devenir journaliste. C'est finalement au contact de Joël Le Theule, ancien député et ancien ministre dont il a été le conseiller parlementaire, qu'il fera son entrée en politique.
Proche de Philippe Seguin, François Fillon s'inscrit dans la famille des "gaullistes sociaux". Il s'est révélé en 2003 un bon négociateur, lors de la réforme des retraites. Réforme à l'occasion de laquelle il est parvenu à convaincre certains syndicalistes, dont François Chérèque de la CFDT, sd'augmenter le nombre d'annuités de cotisations. C'est probablement cette qualité qui a poussé Nicolas Sarkozy, dont il n'est pourtant pas un "intime", à l'intégrer à son équipe de campagne, il y a deux ans, après son éviction du gouvernement. Amer, François Fillon devient alors l'ennemi du couple Chirac-Villepin et le supporter du candidat de l'UMP. Avant de rejoindre l'équipe de campagne du candidat, il s'exile quelques jours à Londres et s'invite (déjà) dans le Matignon anglais, le 10, Downing Street, pour y observer la façon de travailler de Tony Blair. Sa complémentarité avec Nicolas Sarkozy a été résumée très efficacement par un député reprenant le slogan de la "rupture tranquille" quelques jours avant l'élection : "La rupture, c'est Nicolas ; la tranquillité, c'est François".
Matignon et le Premier ministre
D'après l'article 21 de la Constitution, le Premier ministre "dirige l'action du gouvernement". Il fait respecter les lois (chef de l'Exécutif) et le garant de l'unité des initiatives des différents ministres. Ainsi, il fixe les choix politiques essentiels censés concrétiser les grandes orientations voulues par le président de la République et peut remplacer ce dernier exceptionnellement lors du Conseil des ministres. S'il peut proposer leur révocation au Président, il n'est pas le supérieur des autres ministres et ne peut les forcer à prendre des mesures contraires à leurs prérogatives. François Fillon sera aussi responsable de la Défense nationale, même si celle-ci reste souvent le domaine réservé du Président de la République. Nicolas Sarkozy souhaite d'ailleurs s'impliquer davantage que ses prédécesseurs dans les réformes et veut faire du Président le véritable chef du gouvernement, au détriment du Premier ministre. Un changement considérable dans le fonctionnement de l'Etat que François Fillon devra accepter...
» Secrétaires d'Etat rattachés : Eric Besson et Roger Karoutchi
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