04.07.2007

Exercice de forme et de fond pour Fillon

f0ab05fe54c8f404998c3a078cdcf6f8.jpgMardi, François Fillon prononcera son discours de politique générale dans lequel il livrera les grands axes des réformes à venir. Et essayer d'imprimer sa marque face à un Nicolas Sarkozy hyperactif.

Jean-Pierre Raffarin lui conseille de ne pas faire "trop long". En attendant, François Fillon s'est isolé pendant tout le week-end à Rambouillet pour préparer l'exercice imposé du discours de politique générale. Cette déclaration, qui ne sera pas un "catalogue de mesures" selon son entourage, s'inscrira "dans la ligne droite de son livre 'La France peut supporter la vérité'". Le chef du gouvernement va donc rappeler les grands textes au menu du Parlement cet été (paquet fiscal, récidive, service minimum, université) mais il va surtout entrer dans le détail de certaines réformes urgentes, comme le financement de l'assurance maladie et la délicate question de la franchise de soins. Certains raillent déjà l'exercice. Même le porte-parole de l'Elysée, David Martinon, le minimise: "Nicolas Sarkozy et François Fillon ont préparé ensemble le projet présidentiel. Il n'aura pas à faire preuve de beaucoup d'imagination pour son discours". Dans le Journal du Dimanche, Jean-Pierre Raffarin attribue au locataire de Matignon le rôle de "partenaire premier" de Nicolas Sarkozy. Pour le futur co-directeur de l'UMP, François Fillon bénéficie d'un atout majeur: "il est le cosignataire du projet présidentiel". Le Premier ministre, lui, semble indifférent aux critiques sur l'omniprésence du président sur les dossiers comme celui sur l'autonomie des universités. Il affirme ne pas avoir "d'amour-propre mal placé" et assumer son rôle: "mettre en oeuvre" le projet présidentiel. (Dioranews) Par : Ariane Ioannides

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27.06.2007

Report du projet de loi sur l'autonomie des Universités

Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement, a affirmé aujourd’hui que Nicolas Sarkozy avait décidé hier le report de la présentation du projet de loi sur l’autonomie des universités en Conseil des ministres. Il a justifié cette annonce par la nécessité de trouver "le bon tempo" pour faire basculer les universités dans l'autonomie. Sur France 2, il a également déclaré que "d'une part, toutes les universités ne sont pas forcément prêtes aujourd'hui à basculer dans l'autonomie" et de l'autre "le but évident est de faire en sorte que sur un intervalle de temps raisonnable, toutes les universités puissent basculer, pour que ce soit mieux pour tous nos étudiants. C'est justement cet équilibre qu'il faut trouver". (Source : AFP)

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22.06.2007

Les petits nouveaux au boulot

Ils étaient 33 autour de la table, dont le chef de l'Etat et le Premier ministre. Seul manquait le futur secrétaire d'Etat aux Sports Bernard Laporte, qui rejoindra le pack gouvernemental fin octobre, après la Coupe du monde de rugby. Après une heure à plancher sur le copieux « paquet fiscal » (Lire ci-contre), tous ont posé pour la traditionnelle photo de famille sur le perron arrière de l'Elysée.
« C'est extrêmement impressionnant, la table gigantesque, il y a tout un cérémonial », confie à la sortie, les yeux encore écarquillés, le nouveau porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez, 32 ans. « Et puis on se dit que voilà, maintenant on représente quand même le gouvernement de la France, la cinquième puissance du monde », soupire-t-il, ému. Quel conseil le chef de l'Etat a-t-il délivré aux « petits nouveaux » encore trentenaires ? « Il a eu un petit clin d'oeil pour nous en nous disant : Faites attention à ne pas avoir la rigidité de la jeunesse ! », s'amuse Laurent Wauquiez. Lire la suite ...

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Le gouvernement Fillon II très auvergnat

228bc50f78454dd8a73028aa98b09bf0.jpgLa région Auvergne est à l’honneur au gouvernement. En effet, après deux présidents de la République, Georges Pompidou et Valéry Giscard d’Estaing, le terreau politique auvergnat paraît bien fertile.

Quatre auvergnats ont été nommés suite au remaniement du second gouvernement Fillon : Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre et porte-parole du gouvernement ; Alain Marleix, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants ; Fadela Amara, secrétaire d’Etat auprès de la ministre du Logement, chargée de la Politique de la ville et Brice Hortefeux nommé déjà lors du premier gouvernement ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement.

Au-delà du fait que ce second gouvernement est donné lieu à la nomination de 11 femmes sur 32 membres, la surprise est la représentation de la région Auvergne par 4 membres.

Laurent Wauquiez est à 32 ans, hyperdiplômé, député UMP de Haute-Loire réélu au premier tour et l’un des plus jeunes du «gouvernement Fillon II».

Alain Marleix est à 61 ans, député UMP de la 2ème circonscription du Cantal réélu également au premier tour. Il est spécialiste de la carte électorale et maire de Massiac.

Fadela Amara, quant à elle, est quadragénaire, fondatrice du mouvement «Ni putes ni soumises». Elle est la surprise de ce nouveau gouvernement car engagée à gauche et se retrouvant à œuvrer auprès de la ministre du Logement et de la Ville, Christine Boutin. Cette dernière est de droite et antiavortement alors que Fadela Amara se dit «féministe» et de gauche.

Enfin, Brice Hortefeux, à presque cinquante ans, est désormais ministre et conseiller régional d’Auvergne depuis 1992. Il est aussi président de l’UMP dans le département du Puy-de-Dôme. Ses intentions pour les élections municipales restent toujours inconnues.
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